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Santé : le dialogue communautaire mise sur les femmes et les leaders religieux pour prévenir le paludisme à Kinshasa

Le 4 octobre 2026, un dialogue communautaire consacré à la prévention du paludisme a été organisé à Kinshasa par le Corps des jeunes contre le paludisme en RDC (CJP-RDC/ASBL). L’activité s’inscrivait dans le cadre du projet « Voix EssentiElles – Paludisme », financé par le Fonds mondial à travers l’ONG Speak Up Africa. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), la rencontre a réuni 40 participants, notamment des femmes de la communauté et des leaders religieux.

L’objectif était de renforcer les connaissances des participants et de promouvoir leur engagement dans la prévention. La proximité des femmes et des leaders religieux avec les familles peut faciliter la circulation de messages de santé, notamment lorsque ces acteurs sont en mesure de répondre aux interrogations des habitants et de corriger les informations erronées qui circulent sur le paludisme.

La séance de sensibilisation a été animée par Clarisse Mbo Modiri, représentante du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). Les échanges ont porté sur plusieurs mesures de prévention, parmi lesquelles l’utilisation correcte et régulière des moustiquaires imprégnées d’insecticide, la nécessité de consulter rapidement en cas de symptômes et les dangers de l’automédication. L’importance du suivi prénatal et du traitement préventif intermittent chez la femme enceinte a également été abordée.

Au-delà de la transmission de messages, le dialogue a permis aux participants de partager leurs expériences, leurs préoccupations et leurs propositions. Cette dimension participative est importante : elle donne aux acteurs de santé l’occasion de mieux comprendre les obstacles rencontrés par les familles et permet aux participants de devenir des relais d’information dans leurs propres milieux.

Cependant, le nombre de personnes présentes à une séance ne permet pas à lui seul de mesurer une amélioration des comportements. Pour évaluer les effets de cette initiative, il serait utile de savoir si les participants ont relayé les messages après la rencontre, si les familles utilisent plus régulièrement les moustiquaires et si le recours aux structures de santé s’améliore en cas de symptômes. Un suivi de ce type permettrait de mieux documenter la contribution des dialogues communautaires à la prévention.

L’expérience souligne le rôle que peuvent jouer les organisations de jeunesse, les femmes et les responsables religieux dans la promotion de la santé communautaire. Pour transformer la sensibilisation en résultats durables, les initiatives de proximité doivent être accompagnées de messages fiables, de services de santé accessibles et d’un suivi des changements obtenus.

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