À Kinshasa, le numérique renforce la surveillance sanitaire au Beach Ngobila
Au Beach Ngobila, principal point de traversée fluviale entre Kinshasa et Brazzaville, les technologies numériques viennent renforcer les dispositifs de surveillance sanitaire destinés à détecter précocement les risques épidémiques. Le 18 octobre 2026, le directeur régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, le professeur Mohamed Yakub Janabi, s’est rendu sur place pour observer les opérations de dépistage des voyageurs et l’utilisation des outils numériques.
Chaque jour, des milliers de personnes traversent le fleuve Congo pour des raisons professionnelles, commerciales ou familiales. Dans le contexte de l’épidémie d’Ebola, cette mobilité constitue un enjeu important pour les équipes sanitaires. Le dépistage aux points de passage permet de rechercher les situations suspectes et de favoriser une réaction rapide en cas d’alerte.
Au cœur du dispositif présenté par l’OMS figure la plateforme numérique Preparedness Data Exchange (PDX). Elle permet de collecter les données plus rapidement, de les partager en temps réel et de faciliter leur exploitation pour repérer les risques sanitaires. L’objectif est notamment d’améliorer la détection précoce des cas suspects et le traçage des contacts, deux activités essentielles pour limiter la propagation d’une épidémie.
L’intérêt de cette démarche réside dans la rapidité de circulation de l’information. Lorsque plusieurs équipes interviennent dans un espace de passage fréquenté, la transmission rapide de données fiables peut faciliter la coordination des opérations et la prise de décision. La technologie ne remplace cependant ni le travail des agents de santé ni la nécessité d’une coopération entre les services concernés.
Le dispositif appelle aussi une évaluation dans la durée. Pour apprécier ses résultats, il sera utile de suivre le nombre de voyageurs dépistés, le délai de transmission des alertes, la capacité à retrouver les contacts et les éventuelles difficultés rencontrées par les agents. Ce suivi permettrait de mesurer la contribution réelle du numérique à la sécurité sanitaire.
