Creators Bomoko : protéger son activité et construire une marque personnelle durable
La deuxième journée de Creators Bomoko, tenue le 19 septembre 2026 à Kinshasa, a mis l’accent sur des réponses pratiques à deux défis auxquels sont confrontés les créateurs numériques : sécuriser leur activité en ligne et construire une identité de marque capable de durer au-delà de la popularité.

Sécuriser son activité avant qu’un incident ne survienne
La première session de la journée, consacrée à « Comment protéger son activité et son entreprise en ligne ? », a réuni Arsène Tungali et Stéphanie Stevens. Les échanges ont porté sur les réflexes à adopter pour réduire les risques liés au piratage et mieux protéger son identité numérique.
Pour les intervenants, la sécurité ne devrait pas commencer après le piratage. Elle doit être pensée en amont, au moment même de la création et de l’utilisation des comptes numériques. Un compte mieux protégé contribue à préserver à la fois l’identité du créateur, ses contenus et la confiance de son audience.
Quelques réflexes essentiels ont été rappelés aux participants :
- changer régulièrement ses mots de passe et privilégier des mots de passe robustes ;
- éviter d’utiliser le même mot de passe pour plusieurs comptes ;
- éviter, autant que possible, les réseaux Wi-Fi publics pour les opérations sensibles ;
- activer les dispositifs de sécurité supplémentaires disponibles sur les plateformes, notamment la double authentification.

Au-delà du compte : sécuriser aussi les relations professionnelles
La protection de l’activité numérique ne se limite toutefois pas aux paramètres de sécurité des comptes. Les échanges ont également rappelé l’importance de formaliser les relations professionnelles par écrit.
Pour un créateur de contenu, un contrat écrit permet notamment de préciser les responsabilités de chaque partie, les livrables attendus et les conditions de la collaboration. L’enjeu est d’éviter que des accords importants reposent uniquement sur des engagements verbaux.
« Quand une marque pense à moi, elle pense à quoi ? » : cette réflexion attribuée à Stéphanie Stevens renvoie à une autre dimension de la protection de l’activité : la nécessité pour le créateur de construire une identité reconnaissable, associée à une valeur et à un positionnement clairs.
Construire une marque qui ne dépend pas uniquement de la popularité

Le deuxième panel, consacré au développement de la marque personnelle, a été animé par Rigo Ngomba. La discussion a permis d’élargir la définition de la marque : elle ne se réduit pas à un logo, à une identité visuelle ou à un nom. Elle englobe également les valeurs, le positionnement, la manière de communiquer et la relation construite avec son public.
Pour Rigo Ngomba, quatre éléments peuvent contribuer à bâtir une marque forte : la créativité, l’innovation, la valeur ajoutée et l’appartenance. Cette dernière renvoie notamment à la capacité du porteur de projet à s’approprier réellement sa marque et à l’inscrire dans une identité cohérente.
| Pilier | Ce qu’il implique |
| Créativité | Proposer un contenu ou une approche originale. |
| Innovation | Explorer de nouvelles façons de créer, diffuser ou interagir. |
| Valeur ajoutée | Apporter au public une utilité, une expérience ou une différence identifiable. |
| Appartenance | Assumer et faire vivre une identité cohérente autour du projet ou de la marque. |
Le panel a également insisté sur une distinction importante pour les créateurs : l’authenticité devrait précéder la recherche de popularité. Une marque construite sur une identité claire et cohérente peut ainsi chercher à devenir reconnaissable sans dépendre uniquement des tendances ou du nombre de vues.
Des solutions simples, mais qui demandent de la constance
Les deux panels de cette deuxième journée convergent vers une même idée : développer une activité numérique ne repose pas uniquement sur la capacité à produire du contenu. Le créateur doit également protéger ses outils de travail, formaliser ses collaborations et construire une identité qui donne du sens à ce qu’il produit.
L’intérêt de ces échanges, dans une perspective de journalisme des solutions, réside dans les pratiques concrètes proposées aux créateurs. Leur efficacité dépendra toutefois de leur mise en œuvre dans la durée : sécuriser régulièrement ses comptes, formaliser les collaborations et maintenir une identité cohérente sont des démarches qui nécessitent de la constance.
Une première édition tournée vers l’autonomisation des créateurs
Après deux journées d’échanges, Creators Bomoko aura ainsi mis sur la table plusieurs enjeux de l’économie créative locale, en donnant une place importante aux connaissances et aux outils que les créateurs peuvent mobiliser dans leur activité.
La première édition s’est achevée le 19 septembre sur une note d’inspiration et d’unité. Au-delà des rencontres, l’enjeu reste désormais de voir comment les pratiques discutées pourront être appliquées par les créateurs et contribuer à des activités numériques plus sécurisées, structurées et durables.
C’est sur une note d’inspiration et d’unité que s’est achevée, ce 19 septembre 2026, la toute première édition de Creators Bomoko, confirmant l’immense potentiel de la scène créative locale.
En abordant l’avant midi les panels sur « comment protéger son activité et son entreprise en ligne », avec les interventions Arsène Tungali et Stéphanie Stevens comme. Les panelistes ont abordé de sujets sur la manière dont toute personne souhaitant travailler dans le numérique devrait créer ses comptes car un compte protégé est une identité et de contenu assurés , tout au long de ce premier panel les participants ont eu droit à une liste bien établie sur ce qu’il faudrait faire pour protéger ses comptes entre autre les changements réguliers de mots de passes , éviter d’avoir un même mots de passe pour tous ses comptes et éviter l’utilisation d’un wifi publique.
Le piratage de compte se fait mais la meilleur façon et de protéger en amont ses comptes avant que cela n’arrive car un compte piraté est une image ternie sans oublier qu’un créateur de contenue a également droit à un contrat écrit sur papier car le contrat verbal ne sécurise en rien le bon déroulement du travail , car comme l’a dit madame Stéphanie quand « un marque pense à moi, il pense à quoi » il doit y avoir un mot clé qui sera considéré comme ta signature.
Le deuxième panel abordant le sujet sur comment développer sa marque personnelle ou à intervenu Rigo Ngomba. À la question de savoir comment définir une identité en ligne le paneliste explique aux participants qu’en parlant de la marque bien avant on ne voyait que le visuel alors qu’il y a également tout ce qui est derrière pour être une marque , profitant de cette occasion il a également prodigué 4 conseils sur la marque dont la créativité, l’innovation, le valeur ajouté et l’appartenance tout en soulignant que ke porteur du projet doit avoir de l’appartenance de la marque , il a également précisé que l’authenticité d’une marque doit venir avant la popularité parce que la marque doit se vendre elle-même.
Ornella Ntumba
